Appel à communications
Circulations écrites et éditoriales des littératures de performance avant la performance
sous la direction de Gaëlle Théval et Sylvain Ledda
Colloque – Université de Rouen – 9 et 10 juin 2027
La notion de performance, issue des arts plastiques, est relativement récente à l’échelle de l’histoire littéraire. Que ses acceptions soient larges ou étroites, elles renvoient généralement à l’idée selon laquelle le corps et la voix entrent en action dans un espace-temps donné, face à un public relevant lui-même d’une certaine plasticité. Comme le notent Anne-Madeleine Goulet, José Maria Dominguez et Élodie Oriol, « la performance appartient au régime de l’éphémère, que l’on active le sens étymologique du terme, “qui ne dure qu’un jour”, ou son sens élargi de “ce qui est momentané” ». Si la performance désigne un geste créateur gravé dans l’éphémère, elle est le plus souvent, en régime littéraire, associée à des pratiques génériquement situées, qu’elle viendrait, par sa plasticité, travailler et déplacer : la performance littéraire se déclinerait ainsi en « poésie-performance », « conférence performance » puis en « performance narrative ». D’autre approches quittent quant à elles l’approche générique pour observer de manière plus générale les « performances d’écrivain », élargissant le champ d’application du terme jusqu’aux apparitions médiatiques des auteurs. Tout au long du XXe siècle et du XXIe siècle, la performance a par ailleurs pu être envisagée comme ayant joué un rôle déterminant dans l’émergence des avant-gardes, ce rôle l’ayant en quelque sorte intégrée à l’histoire des avant-gardes, tout en la consacrant.



